Bienvenue dans mon pti monde!!

Bienvenue dans mon pti monde!!
Bienvenue à toi noble lecteur. Prend un coussin, une tasse de thé? café peut-être?
bref, passons la céremonie de bienvenue pour en venir aux faits!

Je suis Velwan, 15ans, passionnée de fantasy en tout genre, ecrivain dans mon temps libre, etc...

Après avoir murement réfléchi, je me lance dans un blog assez différents des autres:
Mon ordinateur est plein à craquer d'histoires sans fin, plus ou moins attirantes. Pour tous vous dire, à chaque texte, il me manque la motivations de lecteurs assoifés de connaître la suite.

Peut-être toi, cher visiteur, pourra tu me motiver à continuer un récit? Peut-être que pour toi j'écrirai avec délice de merveilleuses aventures? et peut-être grâce à toi, ce texte prendra-t-il une grande valeur?

En contant sur ta participation, je te souhaite une bonne lecture!!!!

Velwan.


------------------------------------clavier, mon pti'clavier, que va-tu nous reveler?----------------------------------
# Posté le samedi 03 novembre 2007 15:23

Mon pti programm, vo ptites envies...

Avan tout, je veux vous faire plaisir! Quel genre de textes vous plairait???
romantique, action, fantastique, tragédie, intrigue, nouvelle, conte, court texte divertissant?

J'en ai absolument pour tout les gouts!!!!

j'ai oublié un petit (GROS) détail:
J'espère que vous respecterez mon travail et mes longues heures de recherche, c'est pourquoi je vous prie de respecter mes écrits et de ne pas en profiter à un autre usage que votre lecture personelle. Je vous remercie d'avance, et vous répète combien c'est important pour moi.

eN ATTandant, dites moi ce que vous voulez, dans un ou deux jours, vous serez comblés!!!


# Posté le samedi 03 novembre 2007 19:14
Modifié le vendredi 04 janvier 2008 10:13

__L'alagrive échouée__

__L'alagrive échouée__
Bon ba vla une nouvelle qui me plais bien...
sa première apparition publique est pour vous!!!
Donnez moi vos avis sur mon style et sur l'histoire!!!
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Melaniel brandit son poing victorieux et poussa un cri de joie.
— Ouahou ! Je t'ai eue !
Ismenill le rattrapa au pas de course en se tenant les côtes.
—C'n'est pas juste, gémit-elle, c'est plus facile de courir près de l'eau que sur le sable sec !
—Mais bien sur ! Tu insinues que j'ai triché ? On va demander à Calliun de trancher !
Un petit garçon les rejoignit en courant. Il frappait dans ses mains et chantait à tue-tête :
— C'est Mel qui a gagné euh !
— Normal qu'il soit de ton côté ! Si j'appelait mon frère il ne fais aucun doute qu'il trancherait en ma faveur ! bougonna la jeune fille en toisant les deux garçonnets.
—Mauvaise joueuse ! Il faudrait déjà que tu aies un frère ! Allez on rentres au village !
La jeune Ismenill s'assit sur le sable fin et scruta l'horizon. Ses amis s'éloignaient pour rejoindre les huttes mais elle éprouvait un besoin de solitude. Du haut de ses onze ans, elle était bien décidée à ne laisser aucun garçon lui marcher sur les pieds. Surtout que son meilleur ami avait du caractère et qu'il n'était pas enfant unique. Melaniel l'avait toujours traitée comme sa s½ur et elle tenait beaucoup à lui mais Calliun, alors âgé de sept ans, lui prenait peu à peu sa place dans le c½ur de son ami. Son esprit divagua jusqu'à son rêve le plus cher : Partir. Ismenill avait grandi sur cette île comme ses parents et tous les autres enfants mais elle rêvait de découvrir le monde. Elle savait qu'il y avait quelque chose de l'autre côté de la mer Neuve. Elle ne savais pas quoi, mais si leur île existait, il y en avait sûrement des centaines d'autres, peut-être beaucoup plus grande que la leur. Ismenill serait navigatrice même si les filles n'en avaient pas le droit. Elle dessina un grand bateau sur le sable humide et se leva. Elle contempla son dessin d'un air rêveur, et s'éloigna vers le hameau. La jeune fille traversa la plage et prit le petit chemin pavé qui conduisait à sa hutte. Elle s'arrêta près du puits pour saluer sa grand-mère et les anciens du village. Leur discussion était animée et ils parlaient tous en même temps. Quelques femmes secouaient devant leur visage des éventails en bananier et d'autres gardaient leurs gourdes de cuir à proximité d'eux. Quand elle entra dans la hutte familiale, elle déposa un baiser sur la joue de sa mère et parti s'allonger sur sa paillasse. Il faisait une chaleur écrasante et le sol était une des seules sources de fraîcheur possible. Ismenill glissa alors dans un sommeil sans rêve.

A son réveil, la jeune fille fut surprise d'entendre de la musique et des rires au dehors. La température avait chuté et il faisait déjà nuit. Elle se glissa à l'extérieur de la hutte et ouvrit de gros yeux ronds. Le spectacle qui s'offrait à ses yeux était tout bonnement surprenant. Des hommes au teint pâle et aux habits blancs rayés de bleu dansaient avec les habitants du village. Il y avait aussi des femmes d'une blancheur extrême assises sur des sortes de sièges portés par des hommes à la peau brune. Aucun de tous ces étrangers ne ressemblaient aux siens. Sur l'île Kapathi les gens avaient la peau métissée. Un mélange de brun et de caramel. Ces inconnus étaient extrêmement blancs ou noirs. Elle aperçut Melaniel parmi la foule et s'approcha de lui.
— Mais qu'est ce qui se passe ici ? C'est qui ceux-là ?
Melaniel prenait plaisir à la petite fête inattendue et portait son cadet sur son dos en dansant.
— Des voyageurs ! Ils viennent du bateau !
— Quel bateau ? demanda la jeune fille surprise.
— Ce que tu peux être ennuyeuse !railla son ami. Suis moi ! Je suis sur que ça va te plaire !
Elle le suivit jusqu'à la plage ou ils avaient joué quelques heures auparavant. Ce qu'elle vit alors l'émerveilla. Un grand navire blanc se dressait devant elle. Haut d'une cinquantaine de mètres celui-ci était échoué sur le sable blanc. Elle leva ses yeux au ciel et aperçut six grandes voiles blanches flotter au vent.
— C'est magnifique...murmura-t-elle autant pour les deux frères que pour elle-même.

—Je savais que tu aimerais voir ça ! Quand le bateau s'est échoué sur la plage nous sommes tous venus voir ce qu'il se passait.
— C'est le premier bateau qu'on voit ! s'écria gaiement le petit Calliun.
— parles pour toi ! Moi et Ismen on en à déjà vu plusieurs, mais pas d'aussi gros !
— Oui, ajouta la jeune fille, mais tous les autres s'arrêtaient plus loin. Les gens regagnaient la rive en barque.
Pendant qu'elle parlait, Ismenill n'avait pas quitté le grand navire des yeux.
— L'Alagrive...
Le nom du bateau était inscrit en grandes lettres noires sur son coté.
—Il vous plaît ? demanda une voix grave dans leur dos.
Ils se retournèrent et virent un homme d'une cinquantaine d'années et à l'allure fière, debout derrière eux. Il se tenait droit dans son costume bleu marine et fumait une pipe dorée. Il tenait une casquette de navigateur sous le bras laissant ainsi apercevoir la fine couronne de cheveux gris sur son crâne.
— Si vous saviez, il en a fait des voyages ce navire.
Il observa alors chacun de ses interlocuteurs : Le plus grand semblait fort et vigoureux. Son visage était étrangement beau et ses courts cheveux bouclés retombaient sur ses yeux brillants. Son torse découvert laissait découvrir une musculature impressionnante pour un enfant de son age. Un autre petit garçon était juché sur son dos. Celui-ci semblait très jeune, mais on voyait déjà briller l'intelligence dans ses yeux clairs. Ses petits bras fins enserraient le cou de son aîné et le marin sut aussitôt que le petit était solidement attaché à son frère. Puis son regard se posa sur la jeune fille. Elle était mince et fort ravissante. Son joli teint caramel faisait ressortir ses yeux émeraude de son fin minois. Ses longs cheveux lisses et noirs flottaient au vent, avec sa fine robe de coton.
— Vous êtes le capitaine ? demanda-elle alors après avoir remarqué le costume de l'homme.
Il hocha la tête et lui répondit.
— L'équipage et moi-même avons découvert cette île par hasard. Elle n'apparaissait sur aucune de nos cartes et nous l'avons aperçue bien trop tard. L'épais brouillard ne nous a pas permis de voir la côte. Nous nous sommes donc échoués ici et je ne sais même pas si nous pourrons repartir...
L'homme tourna son visage vers la mer, l'air songeur.
— C'est quoi une carte... ? demanda Calliun de sa toute petite voix.
— Pardon ? s'enquit le marin surprit. Vous ne savez pas ce qu'est... Eh bien c'est un plan plus ou moins précis des mers et des océans. D'ailleurs, nous partions pour l'Amérique.
— Lamairique ?
Le vieil homme sourit. Ces enfants ne savaient donc rien du monde, mise à part leur petite île.
— Et si nous rejoignions les autres ? Je commence à avoir faim moi... déclara-t-il.


A SUIVRE.......
Si vous êtes intéressés, demandez moi la suite, je l'inventerais pour vous!!!
# Posté le dimanche 04 novembre 2007 15:54
Modifié le vendredi 04 janvier 2008 10:09

Paris et moi

Paris et moi
Une sorcière quitte la campagne pour venir vivre a paris. En effet, elle a fait fortune avec son philtre zen attitude qu'elle vendait depuis sa roulotte. Les acheteurs n'y voyaient qu'un parfum étonnement délicieux mais ils ignoraient qu'ils achetaient un vrai philtre magique. Bref, elle emménage dans un appartement a Paris et envisage de crées une petite parfumerie philtrerie. Seulement, elle hait paris. Paris et ses voitures, paris et ses mendiants, paris et ses touristes et buveurs d'argent ! Le problème, c'est qu'elle vient d'acheter sa boutique appartement et qu'elle ne peut pas partir avant d'avoir tout payé ! Pour ça, il va falloir vendre des philtres ! Une fois sa boutique prête, les gens ne s'intéresse pas à sa boutique. Peut-être a cause de la vitrine ? Débute alors une course à la renommée qui fera, ou non, d'elle une célèbre vendeuse de philtres.
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— Bon sang mais qu'est-ce qui m'a pris !
Gasha Drull ferma brusquement les épais rideaux de son appartement. Elle se laissa tomber sur l'unique fauteuil de la pièce en grommelant quelques paroles incompréhensibles.

— Et si tu me sortais de là maintenant ? Cria une toute petite voix en provenance de sa poche.

La sorcière tira une petite souris blanche de son sac à mains.
— C'n'est pas trop tôt ! Tu sais qu'elle température il fait la dedans ? Sans compter les dangers de tes clefs, crayons et autres risques que je cours au moindre mouvement !

— Gélule arête de te plaindre, s'il te plaît. Soupira Gasha. J'ai déjà assez d'ennuis comme ça.
— Mais bien sur que non ! La chance te souris sans cesse ! Tes philtres anti-stress sont partis comme des petits pains et tu as gagné assez d'argent pour quitter cette vieille campagne ! s'exclama le souriceau plein d'enthousiasme. Regarde moi ça ! Ne me dis pas que ta ferme te manque, je ne te croirais pas !
Nouveau soupir.
—Gélule...
— Je te le dis ma vieille, Paris va nous faire le plus grand bien ! Je suis sur que ça va te plaire le contact avec les clients ! Je t'aiderais pour la caisse, cela va de soi.

— Stop !
Gasha avait crié.
— Tu m'épuises avec tes paroles incessantes ! Estimes toi heureux que j'aie perdu le manuel « envie d'un animal parlant ? ». J'aurais vite fait de te rendre muet !

Le souriceau semblait scotché. Il était rare que sa maîtresse ne s'énerve contre lui. Il descendit de son épaule et se cacha derrière un coussin, afin de se rendre le plus discret possible.
— J'au sûrement commis une erreur. Les clients ne voyaient qu'un délicieux parfum dans mes philtres, et si c'est toujours le cas alors je n'attirerait jamais aucun client ici, la concurrence est trop rude...déclara Gasha d'un ton désespéré.

Gélule, qui était toujours caché derrière son coussin, ne savait s'il devait lui répondre ou s'il était encore trop tôt pour réapparaître. Il n'eut pas le temps de prendre une décision que le coussin s'éleva dans les airs dévoilant ainsi sa cachette.
La sorcière posa son regard sur son petit compagnon et s'excusa :
— Je suis désolée. Rien n'a encore commencé et pourtant je suis déjà au bout du rouleau.
A cet instant précis, une idée lumineuse naquit dans l'esprit de Gélule :
—Eh ! Et si on commençait tout de suite une liste de philtres à créer ? En commençant par « obou duroulo » ou « coup de pouce », qu'en dis tu ?
Un sourire mi-figue mi-raisin apparut sur le visage de Gasha. Elle ajouta d'un ton plus enjoué :
— Je pense qu'on devrait commencer par la décoration de la boutique. Viens, on va faire nos plans !
Elle empoigna le souriceau et descendit au rez-de-chaussée. Elle se retrouva immédiatement face à une grande salle sombre et poussiéreuse. La pièce était uniquement meublée d'un comptoir et d'une petite table de bois.
— On y va ? S'enquit Gélule.
— Observe les pros !
Gasha déposa le petit animal sur le comptoir et fit apparaître un balai dans sa main droite. Puis elle se mit a chantonner et quatre autres balais apparurent autour d'elle, ainsi qu'une grande ampoule au plafond. Tandis qu'elle balayait le centre de la pièce, les autres balais s'activaient autour d'elle imitant les mouvements de la sorcière. Quand les cinq balais eurent appris leur rôle, la sorcière lâcha le sien et, les mains sur les hanches, sourit d'un air satisfait. Elle recommença ce manège avec des plumeaux et deux aspirateurs. Ce grand ménage se déroulait sous le regard las de Gélule, en plein centre de Paris, derrière de grands stores fermés.

Quand la pièce fut impeccablement nettoyée, la maîtresse des lieus entreprit de la meubler. Elle fit apparaître de grandes étagères de verre sur tous les murs et marqua un temps d'hésitations. Apparurent alors trois piliers de marbres sur lesquelles étaient déposés des coupelles de fleurs séchées. Elle recouvrit le sol d'une dizaines de parquets différents et opta finalement pour un plancher de bois clair. Ravie, elle créa un magnifique mur vert pomme sur lequel se dessinèrent d'immenses et merveilleuses fleurs rouge, jaunes et orangées. Gélule qui somnolait sur le comptoir dur et froid se sentit soudainement très confortable. Il ouvrit un ½il, puis l'autre, et se rendit compte qu'il se trouvait sur une petite moquette herbeuse synthétique, près d'un bouquet de tulipes. Il jeta alors un regard autour de lui : La pièce était somptueuse ! Il remarqua Gasha assise sur un fauteuil fort moderne devant une table basse. Elle avait revêtu un joli tailleur noir brodé de motifs roses et son long pantalon chic laissait entrevoir une paire de chaussures roses, pointues et à talons. Il y avait des fleurs par...Des talons ? Gasha portait des talons ? Le souriceau resta stupéfait. Dans le genre sorcière, Gasha en était une moderne de trente ans, assez jolie et intelligente. Mais jamais, au grand jamais, une sorcière n'avait porté de chaussures à talons, ce « truc ridicule des femmes normales ».

—Alors, qu'en penses tu ? demanda gaiement Gasha. C'est joli n'est-ce pas ?
Gélule approuva dans un couinement a peine audible, tant sa stupéfaction tardait à se dissiper.
— Je commence à me sentir bien mais il y a encore quelques petites choses qui me chiffonnent... Paris n'est pas une ville très agréable. Je suis sure qu'en une seule journée au moins cinq mille voitures passent devant cette porte et quarante vendeurs de souvenirs. Sans parler des centaines de touristes et les mendiants affamés. Pire, as-tu pensé aux dévoreur d'argent, qu'ils soient voleurs ou vendeurs ?

Ça y est. Elle recommençait. Sa bonne humeur n'avait été que de courte durée !

****

Gasha avait passé la nuit à confectionner des philtres tous aussi surprenant les uns que les autres et à les multiplier. Elle avait tant et si bien travaillé qu'au lendemain matin, voici ce que l'on pouvait trouver sur les grandes étagères de sa boutique :
- philtre « obou duroulo »
- philtre « anti-stress »
- philtre « au p'tit bonheur »
- philtre « amourophage »
- philtre « numéro treize »
-et des centaines d'autres produits à paraître.

Gasha avait aussi crée un écriteau doré doté de cette inscription :

Gasha Drull,
Créatrice de philtres magiques parfumés.
Venez vite commander le vôtre !
Elle avait tant et si bien travaillé, qu'au petit matin elle se réveilla dans son placard à ingrédients magiques, une fiole violette à la main.
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Panne d'inspiration. Ce texte vous plait? vous voulez qu'il finisse sa vie dans un tiroir, ou sous les projecteurs? réclamez moi une fin, si il vous interesse!
# Posté le lundi 05 novembre 2007 09:58

Le vieil Erédinn > Conte.

premier version. COMPLETE. Conte ou nouvelle?
RDV dans les petits villages pleins de légendes et de sorciers...

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Cette histoire se passe très loin d'ici, dans les montagnes du nord. Dans la vallée du mont Argan se trouvait le petit village d'Hier. C'était une communauté d'une centaine d'habitants. Hier était réputée pour son éternelle félicité. En effet tous ses habitants vivaient en harmonie avec les autres et avec la nature. De nombreuses légendes ont couru le monde sur ce village. L'une d'entre elles concerne Erédinn, un vieux sorcier qui vivait sur les sommets. cet homme inspirait crainte et respect à tous les villageois .il descendait trois ou quatre fois par ans pour se réapprovisionner en nourriture et en vêtements à la petite boutique d'Aldrick Van'Goyan il parlait peu , et ne restait jamais plus de deux jours au village .depuis plusieurs génération,les habitants d'Hier raconte d'Erédinn qu'il est immortel et qu'il passe son temps à écrire l'évolution du monde dans des grimoires .d'autres disent qu'il connaît l'avenir et les remèdes à toutes les maladies. Plusieurs personnes ont gravit la montagne afin de trouver des remèdes ou des réponses à leurs questions. Beaucoup d'entre elles n'ont pas trouvé Erédinn et sont revenus, déçus et fatigues. Les rares personnes à avoir atteint sa demeure ne parlent pas de ce qu'ils ont vu ou découvert.
Aldrick Van'Goyan, le boutiquier, avait rencontré le sorcier à plusieurs reprises. Comme beaucoup d'hérois, il s'interrogeait au sujet de ce mystérieux sorcier. Une nuit, il se réveilla même en sursaut après avoir rêvé d'une conversation avec Erédinn. Il retourna se coucher en essayant de ne plus trop y penser. Trois jours plus tard, le vieil Erédinn descendait au village. Il entra dans la boutique et tendit un morceau de papier jauni à Aldrick : sa liste de provisions. Pendant qu'il entassait les articles demandés sur le comptoir, Van'Goyan tenta d'ouvrir la conversation. Le vieil homme ignora ses questions. Elles auraient tout aussi bien pu tomber dans l'oreille d'un sourd. Erédinn paya, puis sorti en silence, ses paquets sous le bras. Avant de disparaître dans l'épais brouillard matinal, il fit face au boutiquier, lui sourit et dit :
— Garde bien notre secret, mon ami.

Van'Goyan resta perplexe. Qu'avait voulu dire le sorcier ?
Dans les mois qui suivirent, Aldrick ne cessa d'attendre la venue d'Erédinn. C'était décidé, la prochaine fois qu'il descendrait au village, Aldrick le suivrait dans la montagne et percerait son mystère.

Par une matinée d'automne, Erédinn descendit à Hier. Il arriva à la boutique et tendit sa traditionnelle feuille jaunie. Aldrick, excité à l'idée de partir en expédition, fut extrêmement surpris de voir que le sorcier ne demandait qu'une chose : Des épices pour la viande. D'habitude, Erédinn demandait de quoi subsister plusieurs semaines. Il prépara donc l'article demandé et se précipita dans l'arrière boutique dès que le sorcier sortit du magasin. Il s'empara d'un sac de nourriture et de vêtements chaud, et se précipita dans la rue.

Erédinn prit immédiatement la route. Aldrick le suivait de loin, de peur de se faire repérer. Ils marchèrent ainsi pendant deux jours. Malgré son grand age, Erédinn était rapide et Aldrick avait parfois du mal à le suivre.

Erédinn habitait un petit chalet accueillant. Une délicieuse odeur de viande grillée venait chatouiller les narines de Van'Goyan qui était affamé et transi de froid.
Erédinn entra, jeta un coup d'oeil derrière lui, puis laissa la porte entrouverte. Aldrick, caché derrière un arbre ne savait ce qu'il devait faire. Après tout il n'avait pas fait tout ce chemin pour rien. Il s'approcha de la grande porte de pin, tendit sa main et hésita. Mais avant qu'il n'ait pu frapper la porte s'ouvrit sur le vieux sorcier. Le visage de celui-ci se fendit en un large sourire.
— Que dirais-tu d'un agneau cuit à la broche ?
Puis il s'écarta pour laisser entrer le boutiquier. L'intérieur du chalet était extraordinairement grand. Erédinn n'était pas sorcier pour rien : Il vivait dans un immense château et de l'extérieur, personne n'aurait pu imaginer que le chalet soit si grandiose.

—Entre, entre, mon ami. Je savais que tu venais me rendre visite. C'est pourquoi j'ai préparé ce délicieux méchoui !

Van'Goyan en restait bouche bée.

Pendant leur repas, Erédinn expliqua au boutiquier qu'il fabriquait la paix et venait la distribuer au village d'Hier. La fabrication de paix nécessitait une concentration intense, c'est pourquoi il vivait à l'écart des hommes. Alors qu'ils approchaient du dessert, le sorcier dit à son hôte:
— Maintenant écoute moi bien. Je ne peux pas me permettre de te laisser repartir avec mon secret...

Un frisson parcourut le dos d'Aldrick.

—...je vais te renvoyer chez toi, et tu auras oublié cet agréable repas. Le seul problème c'est que je ne sais pas précisément à quelle date je vais te renvoyer.

Van'Goyan ouvrit de gros yeux ronds. Qu'est-ce que ???

Aldrick se réveilla en sursaut. Il venait de faire un rêve étrange ou il conversait avec le sorcier. Il tenta de se rendormir en essayant de ne plus trop y penser.

Trois jours plus tard, Erédinn descend au village. Aldrick est prêt. Il va suivre le sorcier pour découvrir son secret. Le vieil homme passe à la boutique, comme à son habitude, et dépose sa liste de provisions sur le comptoir. Il paie, puis s'en va. Mais avant de disparaître dans l'épais brouillard matinal, il se retourne face à Aldrick et lui dit :

— Garde bien notre secret, mon ami...


Fin.

# Posté le dimanche 16 décembre 2007 13:49