Une sorcière quitte la campagne pour venir vivre a paris. En effet, elle a fait fortune avec son philtre zen attitude qu'elle vendait depuis sa roulotte. Les acheteurs n'y voyaient qu'un parfum étonnement délicieux mais ils ignoraient qu'ils achetaient un vrai philtre magique. Bref, elle emménage dans un appartement a Paris et envisage de crées une petite parfumerie philtrerie. Seulement, elle hait paris. Paris et ses voitures, paris et ses mendiants, paris et ses touristes et buveurs d'argent ! Le problème, c'est qu'elle vient d'acheter sa boutique appartement et qu'elle ne peut pas partir avant d'avoir tout payé ! Pour ça, il va falloir vendre des philtres ! Une fois sa boutique prête, les gens ne s'intéresse pas à sa boutique. Peut-être a cause de la vitrine ? Débute alors une course à la renommée qui fera, ou non, d'elle une célèbre vendeuse de philtres.
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— Bon sang mais qu'est-ce qui m'a pris !
Gasha Drull ferma brusquement les épais rideaux de son appartement. Elle se laissa tomber sur l'unique fauteuil de la pièce en grommelant quelques paroles incompréhensibles.
— Et si tu me sortais de là maintenant ? Cria une toute petite voix en provenance de sa poche.
La sorcière tira une petite souris blanche de son sac à mains.
— C'n'est pas trop tôt ! Tu sais qu'elle température il fait la dedans ? Sans compter les dangers de tes clefs, crayons et autres risques que je cours au moindre mouvement !
— Gélule arête de te plaindre, s'il te plaît. Soupira Gasha. J'ai déjà assez d'ennuis comme ça.
— Mais bien sur que non ! La chance te souris sans cesse ! Tes philtres anti-stress sont partis comme des petits pains et tu as gagné assez d'argent pour quitter cette vieille campagne ! s'exclama le souriceau plein d'enthousiasme. Regarde moi ça ! Ne me dis pas que ta ferme te manque, je ne te croirais pas !
Nouveau soupir.
—Gélule...
— Je te le dis ma vieille, Paris va nous faire le plus grand bien ! Je suis sur que ça va te plaire le contact avec les clients ! Je t'aiderais pour la caisse, cela va de soi.
— Stop !
Gasha avait crié.
— Tu m'épuises avec tes paroles incessantes ! Estimes toi heureux que j'aie perdu le manuel « envie d'un animal parlant ? ». J'aurais vite fait de te rendre muet !
Le souriceau semblait scotché. Il était rare que sa maîtresse ne s'énerve contre lui. Il descendit de son épaule et se cacha derrière un coussin, afin de se rendre le plus discret possible.
— J'au sûrement commis une erreur. Les clients ne voyaient qu'un délicieux parfum dans mes philtres, et si c'est toujours le cas alors je n'attirerait jamais aucun client ici, la concurrence est trop rude...déclara Gasha d'un ton désespéré.
Gélule, qui était toujours caché derrière son coussin, ne savait s'il devait lui répondre ou s'il était encore trop tôt pour réapparaître. Il n'eut pas le temps de prendre une décision que le coussin s'éleva dans les airs dévoilant ainsi sa cachette.
La sorcière posa son regard sur son petit compagnon et s'excusa :
— Je suis désolée. Rien n'a encore commencé et pourtant je suis déjà au bout du rouleau.
A cet instant précis, une idée lumineuse naquit dans l'esprit de Gélule :
—Eh ! Et si on commençait tout de suite une liste de philtres à créer ? En commençant par « obou duroulo » ou « coup de pouce », qu'en dis tu ?
Un sourire mi-figue mi-raisin apparut sur le visage de Gasha. Elle ajouta d'un ton plus enjoué :
— Je pense qu'on devrait commencer par la décoration de la boutique. Viens, on va faire nos plans !
Elle empoigna le souriceau et descendit au rez-de-chaussée. Elle se retrouva immédiatement face à une grande salle sombre et poussiéreuse. La pièce était uniquement meublée d'un comptoir et d'une petite table de bois.
— On y va ? S'enquit Gélule.
— Observe les pros !
Gasha déposa le petit animal sur le comptoir et fit apparaître un balai dans sa main droite. Puis elle se mit a chantonner et quatre autres balais apparurent autour d'elle, ainsi qu'une grande ampoule au plafond. Tandis qu'elle balayait le centre de la pièce, les autres balais s'activaient autour d'elle imitant les mouvements de la sorcière. Quand les cinq balais eurent appris leur rôle, la sorcière lâcha le sien et, les mains sur les hanches, sourit d'un air satisfait. Elle recommença ce manège avec des plumeaux et deux aspirateurs. Ce grand ménage se déroulait sous le regard las de Gélule, en plein centre de Paris, derrière de grands stores fermés.
Quand la pièce fut impeccablement nettoyée, la maîtresse des lieus entreprit de la meubler. Elle fit apparaître de grandes étagères de verre sur tous les murs et marqua un temps d'hésitations. Apparurent alors trois piliers de marbres sur lesquelles étaient déposés des coupelles de fleurs séchées. Elle recouvrit le sol d'une dizaines de parquets différents et opta finalement pour un plancher de bois clair. Ravie, elle créa un magnifique mur vert pomme sur lequel se dessinèrent d'immenses et merveilleuses fleurs rouge, jaunes et orangées. Gélule qui somnolait sur le comptoir dur et froid se sentit soudainement très confortable. Il ouvrit un ½il, puis l'autre, et se rendit compte qu'il se trouvait sur une petite moquette herbeuse synthétique, près d'un bouquet de tulipes. Il jeta alors un regard autour de lui : La pièce était somptueuse ! Il remarqua Gasha assise sur un fauteuil fort moderne devant une table basse. Elle avait revêtu un joli tailleur noir brodé de motifs roses et son long pantalon chic laissait entrevoir une paire de chaussures roses, pointues et à talons. Il y avait des fleurs par...Des talons ? Gasha portait des talons ? Le souriceau resta stupéfait. Dans le genre sorcière, Gasha en était une moderne de trente ans, assez jolie et intelligente. Mais jamais, au grand jamais, une sorcière n'avait porté de chaussures à talons, ce « truc ridicule des femmes normales ».
—Alors, qu'en penses tu ? demanda gaiement Gasha. C'est joli n'est-ce pas ?
Gélule approuva dans un couinement a peine audible, tant sa stupéfaction tardait à se dissiper.
— Je commence à me sentir bien mais il y a encore quelques petites choses qui me chiffonnent... Paris n'est pas une ville très agréable. Je suis sure qu'en une seule journée au moins cinq mille voitures passent devant cette porte et quarante vendeurs de souvenirs. Sans parler des centaines de touristes et les mendiants affamés. Pire, as-tu pensé aux dévoreur d'argent, qu'ils soient voleurs ou vendeurs ?
Ça y est. Elle recommençait. Sa bonne humeur n'avait été que de courte durée !
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Gasha avait passé la nuit à confectionner des philtres tous aussi surprenant les uns que les autres et à les multiplier. Elle avait tant et si bien travaillé qu'au lendemain matin, voici ce que l'on pouvait trouver sur les grandes étagères de sa boutique :
- philtre « obou duroulo »
- philtre « anti-stress »
- philtre « au p'tit bonheur »
- philtre « amourophage »
- philtre « numéro treize »
-et des centaines d'autres produits à paraître.
Gasha avait aussi crée un écriteau doré doté de cette inscription :
Gasha Drull,
Créatrice de philtres magiques parfumés.
Venez vite commander le vôtre !
Elle avait tant et si bien travaillé, qu'au petit matin elle se réveilla dans son placard à ingrédients magiques, une fiole violette à la main.
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Panne d'inspiration. Ce texte vous plait? vous voulez qu'il finisse sa vie dans un tiroir, ou sous les projecteurs? réclamez moi une fin, si il vous interesse!